Ighil Ali. Voyage au bout d’une mémoire occultée

 

Ighil Ali. Voyage au bout d’une mémoire occultée

Le quatuor écarté
 

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Ighil Ali, vue d’en haut: mirifique!

Accolée aux majestueux monts des Bibans, la région d’Ighil Ali, à 90 km au sud-ouest de Béjaia, veille, esseulée, sur la mémoire de ses enfants. Le village, plus près du ciel que de la terre, n’a rien de commun. Et pour cause, il est le sanctuaire d’une fournée d’écrivains : Fadhma Ath Mansour, Jean El Mouhoub et Marguerite-Taos, issus d’une même famille, les Amrouche, et Malek Ouary. La réputation de ce quatuor dépasse largement les frontières de l’Algérie mais souffre toujours d’une occultation du Panthéon de la mémoire nationale.   

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 Tazayart, une colline rebelle

Il faut jouer des coudes pour s’offrir un bout de place à l’intérieur des J9 qui ont toujours le vent en poupe en Kabylie. Sur ce chemin de wilaya en lacets, de gros engins et des ouvriers s’échinent à élargir la chaussée pour en faire une route nationale. Les citoyens croisent les doigts pour chasser l’injuste sort qui colle à leur patelin. Le développement ici ? « Un mot creux », souffle un villageois. Omar Naili, 54 ans, résidant en France, préfère la magie du petit matin en son village que le climat atrabilaire parisien. Il nous invite à une immersion dans son histoire « tue et altérée ». Première halte : la maison des Amrouche où naquit Jean El Mouhoub, une nuit poudreuse de février 1906. Sise au « village d’en haut », comme le désignait sa mère, Fadhma Ath Mansour, dans son témoignage, Histoires de ma vie, la maisonnette, jadis résonnante de vie autour du patriarche Hacène Ou Amrouche, est en ruines. Un silence polaire y règne. On y parvient par des ruelles serrés et labyrinthiques. Omar racle ses souvenirs. « Nous étions une bande de gavroches à courir derrière Jean El Mouhoub. C’était en 1958. Cela nous intriguait beaucoup de voir un homme en short le temps des vacances, alors que nous étions habillés de haillons. Il était élégant. C’était la première et la dernière fois que je le vis avant qu’il ne disparaisse en 1962 », se rappelle-t-il. Des villageois racontent aussi que l’écrivain, comme sa famille, aimait ses montagnes d’un amour ombilical. L’enfant prodigieux d’Ighil Ali n’a jamais rompu les liens. Il venait fréquemment. Idem pour sa mère, symbole de la Mater Dolorosa, qui ramenait ses enfants à la source du terroir. « A chacune de ses visites, Jean El Mouhoub adorait s’adonner à la capture des étourneaux », se remémore une vieille dame, attirée par notre discussion.

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L’interieur de l’Ecole  Jean Amrouche

Escale à l’école du village. Il faut d’abord passer par le quartier… chrétien. Le mot est lâché ! Il y a quelques mois, une campagne virulente désignait la Kabylie comme fief d’une « reconquista » évangélique. Le reporter Djamel Alilat évoque ces clichés malveillants : « Ighil Ali a été longtemps catalogué village chrétien en dépit du fait que seules quelques familles ont adopté la religion chrétienne », explique-t-il. Le journaliste convoque l’histoire locale : « L’éclosion de tels talents dans un village perdu comme Ighil Ali a un rapport direct avec l’installation de missions des Pères Blancs et des Sœurs Blanches dans la région aux alentours de 1876, chose qui n’a été rendue possible que par la lourde défaite de la Kabylie lors de l’insurrection de 1871, menée par El Mokrani et Cheikh Aheddad. » Dans ce quartier, un pâté de maisons, très « french touch », affronte le temps. C’est ici que des familles kabyles chrétiennes vivaient dans un esprit communautaire, loin des regards indiscrets ou réprobateurs. On peut citer la maison d’Antoine-Belkacem Amrouche, père des deux écrivains, celle de Réné le postier, évoqué par Fadhma Ath Mansour dans son roman-autobiographique, et celle aussi de Malek Ouary, mort dans l’anonymat en 2001, auteur d’une trilogie, introuvable sur le marché du livre national au même titre que les œuvres de Taos Amrouche. A l’indépendance, toutes ces familles ont plié bagages de peur de représailles. Au village, les Balit, les Zehoual et les Ouary ne sont qu’un souvenir fugitif et passéiste. Issue d’une famille originaire d’Ighil Ali et établie à Saint-Etienne depuis longtemps, Sylviane Zehoual rêve toujours : « Mon souhait le plus cher est d’aller un jour voir par mes propres yeux le lieu du berceau de ma famille. J’en ai les larmes aux yeux. Je ne sais pas pourquoi cela me tient tant à cœur. ».

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Ecole, Jean El Mouhoub Amrouche

A l’entrée de l’école, une plaque en marbre incrustée dans le mur depuis 1963 et écrite en arabe et en français nargue les esprits oublieux : « Jean Amrouche, écrivain et patriote. 1906-1962 ». Malgré cet ascétique hommage rendu à l’époque par les hommes du valeureux colonel Mohand Oulhadj, officier de l’ALN, le nom de l’auteur de Cendres, recueil de poèmes mystiques, et celui de sa sœur et de sa mère, ont été gommés de la mémoire déjà chétive de nos écoliers et étudiants. Les manuels scolaires, maintes fois liftés, ne parlent pas d’eux. Seuls, des critiques de la presse nationale s’efforcent, périodiquement, de dépoussiérer leur mémoire. Djamel Alilat résume leur tragédie : « Ils ont le triple tort d’être kabyles, francophones et chrétiens. C’est beaucoup trop pour un pays comme l’Algérie qui a fait de l’arabité et de l’Islam des dogmes en dehors desquels rien ne peut se concevoir », tranche-t-il. Selon notre confrère, Jean El Mouhoub, Taos et Malek Ouary se sont d’abord abreuvés de culture et de littérature française avant un retour salutaire vers leur culture d’origine. « Taos a sauvé de l’oubli des chants ancestraux avant de s’impliquer dans la création de la fameuse académie berbère de Paris, tandis que Jean El Mouhoub et Malek Ouary ont publié des livres de poésie kabyle ancienne, sans oublier, bien entendu, le fameux message de Jugurtha de Jean ». Notre consœur de La Tribune, Rachida Merkouche, native de la région, nous sert quelques fragments de souvenirs, fruits de la mémoire de ses parents : « Les familles musulmanes ne côtoyaient pas les Amrouche. Seuls, les enfants allaient dans ce quartier par curiosité pour voir ces femmes ressemblant à des françaises ».

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Maison d’Antoine Belkacem et de Fadhma Ath Mansour, parents de Jean et de Taos 

Autant que sa sœur, l’écrivain disposait d’une grande aura dans le gotha littéraire. André Gide, Paul Claudel, François Mauriac, Jules Roy, Guiseppe Ungaretti, Jean Giono et d’autres ne tarissaient pas d’éloges à son égard. Claudel affirmait : « Comme celle de Mauriac et de Gide, Amrouche, connaissait mon œuvre mieux que je ne la connaissais moi-même (…) Qui nous aura vraiment lu, sinon Amrouche… ». Mais le champ d’action de l’écrivain n’était pas cloîtré dans la création littéraire. Il fut même le médiateur attitré entre le FLN et le général de Gaulle sur lequel il fondait un espoir fou pour mettre un terme à l’effusion du sang. Certains lui reprochaient d’être « un inconditionnel gaulliste ». Ferhat Abbas, président du GPRA, se chargea personnellement à l’époque de faire taire les mauvaises langues dans un texte écrit en 1963, après la mort de l’écrivain, et où il affirmait directement : « Jean Amrouche avait raison ». Malgré cet hommage appuyé et celui de personnalités de renom, à l’image de Krim Belkacem, Mohammed Dib, Jacques Berques, Léopold Sédar Senghor, le nom des Amrouche n’a pas reçu de lauriers. Le fils de Jean El Mouhoub (voir ci-dessous), clarifie les relations de son père avec de Gaulle. Ici, on se souvient du malheureux épisode de l’interdiction faite à Taos de chanter dans son pays, lors du Festival panafricain d’Alger de 1969. Elle accepta humblement l’invitation des étudiants de la cité universitaire de Ben-Aknoun. Au village, la maison des Amrouche, considérée comme un bien vacant du FLN, s’est trouvée occupée à l’indépendance par un ancien et ombrageux moudjahid. Celui-ci à déjà interdit à Pierre Amrouche et Laurence Bourdil (fils de Jean El Mouhoub et fille de Taos) de visiter la maison de leurs grands-parents. A deux reprises, ils sont repartis bredouilles, raconte-t-on ici.

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Siége de l’Association Jean Et Taos Amrouche

Derrière l’école, le minuscule cimetière chrétien aux tombes éparpillées parmi les herbes folles. Nous poursuivons vers le lieu ou était implanté le couvent, qui servait d’ouvroir aux jeunes filles, rasé depuis 2001. Les villageois ont vainement protesté et les arguments de l’APC ne les ont pas convaincus. En lieu et place, une imposante bâtisse est érigée pour abriter le siège de la sûreté de daïra. Selon Omar, le ton avait été déjà donné durant les années 60 : « Le couvent a été transformé en centre culturel islamique durant les années Boumediene avant de se transformer en siège de la gendarmerie ». Pour lui, il est sûr que les officiels algériens ont voulu à tout prix déchirer cette page d’histoire.

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Ouvroir des soeurs blanches  rasé « impunément »  en 2001 par l’APC.

Dans tout le pays, seul un lycée à Sidi Aïch et, à titre encore officieux, la maison de la culture de Béjaïa portent le nom de Taos Amrouche. Avec de maigres moyens, l’association Jean El Mouhoub et Taos d’Ighil Ali envisage « leur réhabilitation par la publication de leurs œuvres, des colloques à leur mémoire et la dénomination d’institutions et de lieux en leurs noms ». A notre retour, les villageois ont chargé notre besace de questions. Les pouvoirs publics daigneront-t-ils enfin rendre justice à ces éternels exilés ? Verra-t-on les noms de Fadhma, Taos, Jean El Mouhoub et Malek rétablis au trône de la mémoire officielle ?

NB: reportage réalisé par Hocine Lamriben paru au quotidien El Watan le 20 novembre 2008

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16 Commentaires

Classé dans Reportages

16 réponses à “Ighil Ali. Voyage au bout d’une mémoire occultée

  1. Merci beaucoup pour tes articles,nous attendons de vous d’évoquer une autre fois notre chér ecrivain Malek Ouari.
    Bon courage Hocine

  2. Bonjour !

    D’émouvantes photos de la colline rebelle d’Ighil Ali, le village de Ftma äit Mansour AMROUCHE ayant enfanté Taos et Jean, famille d’artistes et d’écrivains dont l’histoire de ma vie cite même le petit village de Tizi-Aïdel douar Tamokra voisin de mon propre douar natal EL-MAIN.

    Les gens de chez vous ont enseigné dans notre école.

    Vous avez raison de fonder une association et préserver le patrimoine architectural de cette famille autant que de votre école.

    Monsieur BENABDELAZIZ Abid d’Ath Sradj fils de votre ancien garde champêtre moudjahid était mon collègue de travail à la CACG de BBA dans les années 1970.

    Félicitation pour ce blog.

  3. merci,aller de l’avant ne rester pas prisonnier du passe et d’une renommé de quelles personnes ighil ali au les gens d’ighil doive sortir de cette létargie et de cette torpeur.les meilleurs sont partie au canada en france,eparpiller un peu partout dans le monde. a ce qui sont rester par amour ou par obligation (degré ou de force,faite quelque chose pour redonner a ce village (ville)sont éclat a sa luminosité,ighil ali qui été la locomitive de la vallé de la sommam est délaissé.compter sur moi.votre frère .

  4. merci,aller de l’avant ne rester pas prisonnier du passe et d’une renommé de quelles personnes ighil ali ou les gens d’ighil doive sortir de cette létargie et de cette torpeur.les meilleurs sont partie au canada en france,eparpiller un peu partout dans le monde. a ce qui sont rester par amour ou par obligation (degré ou de force,faite quelque chose pour redonner a ce village (ville)sont éclat a sa luminosité,ighil ali qui été la locomitive de la vallé de la sommam est délaissé.compter sur moi.votre frère .

  5. khaled hafsi

    bonsoir,pour moi c’est un honneur de lire quesque vous avez fait et c’est avec plaisir de lire et de voir les photos de notre region merçi bcp khaled n’zina

  6. mouloud

    le seule mot ou la seule question que je dois poser; vous analysez, vous constatez, vous suposez mais vous faites rien…!!! alors ou etes vous les enfants d’ighil ali?

  7. Amrouche Mustapha

    désolé une erreur de frappe
    Il est bien de rappeler certaines histoire d’Ighil Ali et en particulier l’histoire de ses familles qui ont fait que le petit village Ighil Ali perché dans la montagne de la région de Bejaïa soit reconnu au de là de nos frontières.
    Sinon on ne parlerai simplement même pas du petit village d’Ighil Ali il faut en être conscient.
    J’aurai aimé connaitre ses personnages à cet époque qui font partis de ma famille. Mon père très discret ne m’a jamais parlé vraiment de son cousin germain Jean El Mouhoub Amrouche.
    Nous n’avions aucunes relations avec les enfants de Taos, Jean et René Amrouche, ceci est bien regrettable. J’en conviens que cela n’ a pas du être facile pour Fadhma Ath Mansour d’élever tous ses enfants avec l’ambiance qui régnait à cette époque.
    Aujourd’hui la vie a bien changé à Ighi Ali et nos ancêtres disparaissent les uns après les autres,.
    Maintenant Ighil Ali n’est pas épargné par la situation actuelle, chomage et les constructions qui fleurissent sans aucunes architecture qui serai le symbole de notre Kabylie chère à notre cœur, Comme j’ai adoré les moments que j’ai vécu à cette époque qui seront à jamais gravé dans ma mémoire.
    Le seul regret que j’ai aujourd’hui c’est de voir toutes ses familles déchirées.

    • LE BAUT Réjane

      Cher Mustapha Amrouche,je suis Réjane LeBaut , l’auteure (entre autres) du texte qui figure au pied de la statue de Jean Amrouche à Ighil Ali et je n’ai jamais pu m’en procurer une photo lisible! Pourriez-vous m’en faire parvenir une? Cela me ferait un très grand plaisir. Amitiés et à bientôt j’espère. R. Le baut.

  8. amari rachid

    félicitations pour cet article qui nous fait réssuciter des grands noms de l’algerie profonde.il faudra rendre un grand hommage a ces lumieres en faisant participer les mass média ne serai ce que radio soummam.tous les habitants de la région contribueront.

  9. Le sort a voulu que des hommes et des femmes qui ont donné leur vie à notre patrimoine culturel soient bannis de notre Histoire pour donner place à dés extrémistes arabophones venus sur les terres des hommes libres qui se sont battus a travers des siècles pour sauvegarder leur identité……..Là vérité éclatera un jour

  10. hechache salah bordj bou arreridj

    Vous êtes la fierté d’Ighil Ali votre père votre grand-mère que j »admire pour tout ses sacrifices..

  11. SACI LARBI

    a tout les anciens qui ont collabores de pres ou de loin a ce que l’histoire de ce noble village reste gravé dans la mémoire de nos enfants …………………………larbi saci

  12. balit

    vous les extrémistes arabophones,ne confondez pas religion et nationalité.je suis de religion chrétienne,française et kabyle d’ighil-ali.je ne renie pas ma culture et j’en suis fier.pendant la guerre de liberation,je me suis impliqué bien plus que certains,je n’en dirais pas plus.je ne m’en suis jamais vanté,comme beaucoup.lafamille balit était bien connue mais on n’en parle pas.je m’appelle balit joseph youcef n’en déplaise à quelqes uns.

    • azro n gaga

      Tout réside dans le savoir et c’est tout. Puis non pas forcément le savoir que l’on met des années à acquérir et celui qui correspond à des grandes connaissances très variées….non pas forcément. Celui là il en est un plus. Il est toujours bon même très bon . Son rôle dirais-je vient après pour féconder plus les esprits et les noyer dans la créativité aussi vitale que la vie. Sans vouloir me contredire, le vrai savoir est celui qui engendre des consciences. Celui qui fait naître des motivations. Il s’git d’un savoir jugez le primaire et non primitif. Celui qui nous apprend dans des mots simples qui nous sommes et qu’allons nous devenir si nous n’avons pas conscience de qui nous sommes. Celui-là s’apprend dans l’apprentissage de la contemplation de nous même dans tout ce que peut contenir « nous » comme sens large. A commencer par ne pas dénigrer le sol qui nous porte, les murs qui nous couvent, les mères qui nous bercent , les pères et les frères qui déambulent entre les méandres de nos chagrins. Et pour finir par lire dans les visages des enfants, qui nous inondent d’innocence, pour nous sacrifier vraiment pour eux . Savoir pratiquer ce savoir revient à chasser l’errance de nos regards en les fixant définitivement sur ce que nous devions devenir. Des êtres avant tout conscients de la nécessité de s’établir une société viable soudée par des liens éperdument fraternels où le bonheur de l’un fait le bonheur de l’autre et vis versa quelque soit, pour ce qui concerne nous les kabyles, sa spiritualité, du moment qu’il est l’un des nôtres et nous veut du bien comme nous le voulons à nous même. Croyez-vous autrement?

  13. bALIT

    Balit joseph,youcef
    Je suis fier d’être KABYLE D’Highil-ali où je suis né en 1934.Mon pére
    était de Tazäïarth Balit Ouali on habitait chez mon oncle mohand ou Balit.LA maison était en bas de la mosquée.En fin de compte tout cela pour vous dire que nous sommes partie integrante de ce village.Où est cette « tolérence »que certains chantent partout.Voyez ce qu’il se passe partout contre les chrétiens.Je viendrais un jour à Ighil-ali et on pourra mettre les choses au point.Même si vous avez OCULTE les BALIT.

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