La colline n’a rien oubliée!

Virée au pays de Mouloud Mammeri

 

         La colline n’a rien oubliée!

 La colline oubliée n'a rien oubliée 

          Dernier jour de juillet. Ville des Genêts.10h45. La gare de fourgons desservant  les cimes des montages et des villages de la haute Kabylie, située juste au dessus, du chaudron du 1er Novembre, est livrée à elle-même.

Point d’Abri-bus en cette journée caniculaire.  L’attente dans un  fourgon – brasero est énervante. Le  vent sec et chaud balaie impunément la ville. Personne n’y trouve à redire. Fatalité estivale oblige. Le chemin  tortueux vers Ath Yenni se révèle long comme un fil d’Ariane. Le décor est mirifique. L’avènement  salutaire du barrage de Taksebt, censé étancher la soif de beaucoup de monde, a grandement contribué au changement de l’écosystème local. Des sternes  s’invitent dans cette immensité aquatique. Points névralgiques, les ponts sont sous la surveillance stricte des militaires. Tout est passé au peigne fin. Des feux de forêt ont laissé place tout le long de l’oued de Taksebt à un paysage lunaire. On apprend que ces incendies sont volontairement déclenchés par les  militaires qui pensent ainsi déloger les terroristes de leurs tanières. Deux hélicoptères  bourdonnent dans le ciel. Elles semblent avoir flairé le gibier…terroriste. Une heure de filature en slalom suffit pour pouvoir enfin embrasser des yeux  la “Colline”, chère à Mouloud Mammeri, romancier, linguiste et  anthropologue,  né en décembre 1917. Immobilisé, le fourgon est pris d’assaut par un escadron de voyageurs. Quiter le véhicule n’est guère aisé. Vu la bousculade. Bien chanceux, celui qui trouvera une place. Alors qu’une flopée de transporteurs  sommeillent à Tizi Ouzou, 35 km plus bas, des usagers sur le gril   font le pied de grue.  

  

 Les Résonances berbères sauvent la face

Contrairement à ses habitudes, Ath Yenni a violé sa règle sacrée: la Fête  des bijoux n’aura pas lieu cette année. La fiesta  ne sera pas au rendez-vous. Un sacrilège…  Plutôt un gâchis et un ratage monumental adoubés d’une frustration  inassouvie. Un problème d’insécurité, avance-t-on.  Pour la petite consolation, un salon de l’artisanat est prévu. Passons !  Première halte : le  siège de l’espace culturel Mouloud-Mammeri. La bâtisse coloniale, un bijou architectural , enchantent  nos yeux émerveillés. Les lieux sont d’une grande singularité. En face, se dresse le CEM Larbi-Mezani. Ces mêmes bâtisses  servaient de prisons du temps des colons.  A l’entrée de  cet espace , Dda Lmulud, patronyme affectif et respectueux de la personne  de Mouloud Mammeri,  pose un regard scrutateur sur chaque visiteur. Sa plume persifleuse   a accouché d’une œuvre impérissable. « Je partirai avec la certitude chevillée que quels que soient les obstacles que l’histoire lui apportera, c’est dans le sens de sa libération que mon peuple et à travers lui les autres, ira. L’ignorance, les préjugés, l’inculture peuvent un instant travestir ce libre mouvement, mais il est sûr que le jour inévitablement viendra où l’on distinguera la vérité de ses faux-semblants. Tout le reste n’est que littérature », lit-on sur un immense tableau. C’est dire que ce défricheur s’est beaucoup investi dans la quête de l’identité du peuple amazigh toujours brimé. Trois jeunes filles, sémillantes, nous accueillent avec la légendaire hospitalité des femmes kabyles. Derrière son bureau, Mme Dalila Labraoui, la trentaine, annonce la tenue de la deuxième édition des Résonances berbères et méditerranéennes prévue entre le 10 et le 15 août. Chants, poésies, danses, peinture sont à l’honneur. Des étrangers y sont invités. L’émotion est certainement garantie. Tout le monde a mis du sien pour la réussite de cet événement culturel, entres autres associations des différens villages et la mairie de Ath Yenni. Avec beaucoup de courtoisie, Mme Labraoui nous fait visiter, une salle de conférence, la salle de bibliothèque et celle où se déroulent les cours d’informatique. Elle émet le vœu de faire une expansion du centre. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la bibliothèque bien qu’achalandée de livres d’une richesse inestimable, ne contient qu’un seul roman de Feraoun : l’Opium et le bâton. Suprême sacrilège que rien ne peut justifier ! Un appel  du cœur est celui que lance Mme Labraoui au wali de Tizi Ouzou et à Khalida Toumi, ministre de la Culture, pour enrichir la collection livresque de l’espace notamment les œuvres de Dda L’mulud.

Cette prière trouvera -t-elle un écho favorable  ? Nous croisons les doigts. Bien que courageuses, ces trois femmes- mousquetaires – affirment que la volonté ne suffit pas pour rendre l’écho des montagnes.  « Cela fait trois ans que nous sommes sur le terrain été comme hiver.

3 000 DA ce n’est pas grand-chose. J’ai envoyé des courriers un peu partout, en vain », lâche notre interlocutrice, la mine désolée. Et d’ajouter « Malgré mon salaire minable, j’ai beaucoup de détermination ». Un seul vœu  : être rémunérés à leurs justes valeurs. En attendant, n’espérant  pas Godot,  elles continuent hardiment de faire un travail  de fourmi : maintenir incandescente la flamme d’un patrimoine séculaire. Comment Dda L’mulud est-il considéré dans sa région de nos jours ? La réponse fuse promptement, cinglante de vérité. « Les citoyens viennent en quête d’en savoir un peu plus sur Dda L’mulud.  Il est inoubliable. Chaque 28 février, date de sa disparition tragique , il n’y a pas de place où mettre les pieds. C’est grâce à lui que nous sommes ici », précise Mme Labraoui. Pour elle,  cependant, une seule main  ne peut applaudir. « On aimerait que d’autres mettent la main à la poche pour nous aider », conclut-elle. L’appel est derechef lancé. Honte à celui qui ne daignera pas y répondre.  

Des bijoutiers en détresse…

On continue notre pérégrination montagnarde. La région dévoile ostensiblement  ses gouaches divines. 12h 30. Destination : Ath Larbaâ. L’ascension  pédestre  s’avère harassante. Environ 10 ateliers spécialisés dans  la confection des bijoux berbères occupent la rue asphaltée sur une quarantaine de mètres. D’autres sont disséminés au centre du village.   Une preuve vivante qu’Ath Yenni n’a pas du tout volé sa réputation d’une région éprise de l’orfèvrerie. Nous reprenons  notre souffle sur une agora kabyle, légèrement retapée.  Des artisans et vendeurs de bijoux se prêtent à une causerie amicale. Ils égrènent  un chapelet de remontrances à l’égard du ministre de l’Artisanat. Un des artisans dit avoir changé de vocation pour exercer la fonction de  » bûcheron  » puisque l’orfèvrerie n’est plus un gagne pain. « Auparavant, l’artisan  arrivait  à nourrir trois familles.  Actuellement, il n’arrive même pas à nourrir sa propre famille », se désole-t-il. « Vu la cherté de la matière première, on ne peut pas vendre nos bijoux. Même, les touristes ne cherchent plus à acheter. En 1975,  la matière première, c’est-à-dire l’argent, valait 1500 DA /kg alors qu’elle frise aujourd’hui les 4000DA. », nous dira un ancien artisan. Et un autre jeune joaillier d’intervenir. »On travaille à l’aide de crédits. », tonne-t-il. Pour ce dernier, les bijoux kabyles ont vraiment la cote au Maroc. Beaucoup de choses ont changé et rien ne semble comme avant. La mort dans l’âme,  les bijoutiers, un par un, mettent la clé sous le paillasson dans un rituel funèbre. Aujourd’hui, sur un nombre de 300 artisans inscrits au registre du commerce, uniquement une trentaine de fabricants  continuent de perpétuer cette tradition ancestrale. Mais jusqu’à quand ? Muette, la question ne trouve pas de réponse.

 Mouloud Mammeri ou l’ubiquité omnisciente

La discussion vire de cap. On évoque Mouloud Mammeri dans toutes ses facettes.  Un  quinquagénaire, les yeux dissimulés derrière ses lunettes de soleil nous  révèle un secret d’alcôve. « Le discours de Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire, lu au siège des Nations unies a été écrit par Mouloud Mammeri. Beaucoup l’ignorent », dit-il . L’idée du projet de créer une fondation pour  perpétrer l’œuvre romanesque, théâtrale  et linguistique de Dda L‘mulud est déjà dans l’air. Un jeune autodidacte, la barbe fournie,  nous fait savoir que celle-ci serait conduite par l’anthropologue Ali Sayad, un enfant de la région. Celui-ci dira que l’auteur de La Colline oubliée, publié en 1952,  était parmi les derniers professeurs en Algérie à maîtriser le latin et le grec. Son oncle établi au Maroc où le petit Mouloud a passé une partie de sa vie, précise-t-il,  était le précepteur de Hassan II. “Un  professeur  de philosophie de Mouloud, alors élève au collège Louis Le Grand a avoué, après un examen, que ce n’est qu’au bout de la cinquantième ligne qu’il a découvert un grand monsieur descendant du Djurdjura », relate notre interlocuteur….

 Période estivale oblige, la totalité des villages kabyles recourent souvent  aux disc-jockeys pour animer les fêtes de  mariages. « Ces disc-jockeys ressemblent à des boites de nuit. Il n’y a aucune once de nos traditions et de notre patrimoine, au demeurant  menacés par cette musique intruse », regrette-t-il. Pour la petite histoire, Ath Larbaâ comme Ath Mimoum, ont constitué des havres pour les  Ottomans. Les vestiges d’une mosquée datant de cette époque témoignent du passage des Turcs. La seule trace  qui demeure   » rescapée  » est la porte principale de cette mosquée, d’ailleurs évoquée par le colonel Robin dans Notes et documents concernant l’insurrection de 1856-1857 de la Grande Kabylie. le 25 juin 1857, ce haut lieu de culte  a été brûlé par les colons.

Taourirt Mimoun cultive sa mémoire

14h, zéro, zéro ! On quitte Ath Larbaâ  pour Ath Mimoun. Au pied d’un escalier qui monte vert la tombe de L’mulud Nat Maâmer, sont griffonnés des mots  en kabyle par les élèves de l’école des Beaux-Arts de Azazga « Ghas Teggid-agh,Teggid –aghed », lit-on sur cette fresque murale.( Même parti , tu nous a légué). Un portait de Dda L’mulud et de  Abane Ramdane nous refusent l’amnésie.  Nous rompons le silence des morts. L’auteur du Sommeil du juste repose auprès de son père Muhand Aârab, lui également érudit et  Amin du village.  On gravit un raidillon abrupt sous un soleil mordant à cette heure où tous le monde profite d’un petit somme. Da Mohamed nous fait découvrir joyeusement  Taâsssat, la place publique du village. Dans le roman de La Colline oubliée, Mammeri décrit Taâssat comme une petite Taâricht qu’un groupe d’amis, Mokrane, Azi et d’autres, se sont promis de n’ouvrir la porte qu’en présence de toute la bande mais toujours, quelqu’un manquait à l’appel. Et Taâssat n’a jamais été ouverte. Elle est resté à jamais fermée. Au dessous  d’une petite chambre trône majestueusement l’effigie géante de trois symboles qui continue de faire la notoriété d’Ath Yenni. Mouloud Mammeri, Idir ambassadeur de la chanson kabyle  et l’islamologue Mohamed Arkoun .  ils sont engoncés, dans la pure tradition kabyle, dans leurs burnous d’une blancheur immaculée. « Dda L’Mulud racontait que lorsque quelqu’un faisait  tomber un pan de son burnous lors  une réunion à Tajmaât sous l’effet de la colère , il devait se retirer le temps de reprendre ses esprits. Cela  dénote beaucoup de sagesse chez nos aïeux », indique Dda Mohamed. Il croit savoir que le Sénat romain s’est beaucoup inspiré des mœurs et des traditions de la Kabylie. Un peu dur d’oreilles,  l’Hadj Mohamed, ami d’enfance de Mouloud Mammeri, voue un respect profond à son ancien compagnon. Il dévale les escaliers, bon œil, bon pied. Sa mémoire défie encore le temps.  « Dda L’mulud était un homme d’une grande bonté, plein d’humilité. Il parlait avec n’importe qui. Il donnait de l’importance même aux petits. Le jour de son enterrement à Tawrirt Mimun, son village natal, il y avait un monde fou. Des milliers de personne étaient venues l’accompagner à sa dernière demeure. », se rappelle-t-il. Et d’ajouter avec fierté « qu’il était un grand professeur. Il excellait dans le français et le kabyle. Pas une femme ne l’a enfanté ».  

Dda L’Mulud : un destin prémonitoire

Le vieux  » sage » marque un moment de répit pour puiser encore dans sa mémoire. Cette fois, il nous raconte une anecdote lourde de sens et prémonitoire de ce que fut le destin du petit L’Mulud. « Un jour, une personne munie d’un fusil est venu voir hadj Salam, père de Mouloud, armurier de son état. Mouloud était à cette époque un petit garçon de quatre ans. La personne venu  demande à Hadj Salam qui était ce petit garçon et au père de répondre que c’était son fils. Alors cet homme lui dit qu’il deviendra comme son père.Ce dernier intervient pour dire que son fils ne sera pas comme lui, en souhaitant que Mouloud sera comme les enfants de sa génération », raconte l’ami de Dda L’mulud avec des accents nostalgiques. En effet, le vœu du père a emprunté un chemin prémonitoire. De son côté, Hadj Youcef, un autre ami et compagnon de Mouloud se rappelle avoir l’habitude de prendre place ici à Taâssast au pied d’une maison, devenue de nos jours un petit magasin pour alimentation générale. « On faisait ensemble des ziyarate (visites). On parlait de tout », se contente-t-il de dire. D’un moment à l’autre Hadj Mohamed intervient sans crier gare. Une idée le taraude. Un besoin nécessaire de parler de son ami. « Il n’y a pas un homme de son genre sauf Dieu (que Dieu me pardonne) », dit-il sans fioritures. Dda Mohamed témoigne de la  simplicité extrême de Dda L’mulud. « Des Français et des Anglais étaient  venus au village voir Dda L’mulud. A cette époque, il était en train de faire des travaux  dans sa maison. Ces touristes l’ont trouvé en tenue de paysan conduisant une mule », précise -t-il. Une preuve de plus que l’enfant terrible de Tawrirt Mimun vivait en symbiose avec ses semblables. Simple et humble. Celui-ci nous fait savoir que l’anthropologue que fut Mammeri était le professeur du défunt poète Djamel Amrani au lycée El Mokrani de Ben Aknoun à Alger. Il soutient que Mammeri a été harcelé et bousculé  pour son combat pour la cause berbère   dans un clin d’œil aux attaques malveillantes de  Mostefa Lacheref et Mohand Cherif Sahli, repprochant à Mouloud son manque de nationalisme dans son roman La Colline oubliée. Des reproches qui ont éludé le volet esthétique et littéraire parfait du roman. Dda Mohamed révèle que Dda L’mulud était proche de Sid Hadj Ali Ou Abdelkrim auquel il dédiait des poèmes en kabyle. « Il n’a pas l’esprit de contrariété « ,indique-t-il avant de nous faire savoir que Ali Mammeri, un proche parent  de Mouloud Mammeri, auteur d’une nouvelle Asqif N’Tmana, est venu ici au village la veille de notre passage. « Sa contribution aurait été meilleure », renchérit -t-il. Notre frustration est incommensurable. Nous maudissons la guigne. Qu’à cela ne tienne ! Le vieux sage dévoile la sobriété de son ami. « Il portait de simples  habits  : un chapeau de paille, un pantalon kabyle et une petite canne noueuse « , se souvient-t-il.  Et à Hadj Youcef de paraphraser le père de la Traversée : « Yella Yiwen Ulac-it Yella, Yella Wayed, Yella Ulac-it ».  Comme pour  dire qu’il a beaucoup légué malgré sa disparition tragique.  Quoique inhabitée la demeure de Mouloud Mammeri, non loin de Taâssast, est empreinte de beaucoup de  mémoire et d’histoire.

Ath Yenni : havre de paix

Zahir, la trentaine révolue, n’hésite pas à parler d’impasse dans laquelle stagne la Kabylie depuis les évènements douloureux de 2001. « Les repères sont faussés. A Tizi Ouzou, on n’entend plus que du rai. Des gens dans le Pouvoir tentent de nous faire oublier notre patrimoine séculaire. C’est grave de voir des officiels comme Ouyahia se recueillir sur la tombe de Guermah. On nous tue et on vient nous exprimer de la compassion.  On aurait aimer voir les Mammeri et Matoub ressuscités », déplore-t-il avec un chauvinisme non feint. Il estime que la plate-forme d’El Kseur n’a été satisfaite que dans ses points techniques alors que tout ceux qui relèvent de l’aspect politique ont  été relégués aux calendes grecques.  Autrefois revendicatrice,  la chanson kabyle, pour Zahir, est dévitalisée.

Dépouillé emême de sa quintessence  elle n’est que reprises éhontés et voix électroniques sans aucun lien commun avec les chants  patriotiques et engagés  d’hier. Da Mohamed regrette, pour sa part, la désinformation  de certains organes de presse, qui en rajoutent souvent des couches.

Des contre-vérités qui, selon lui, font souvent peur aux touristes.  » Ath Yenni est un havre de paix, non pas un antre pour les terroristes comme on tente sournoisement de le faire croire”, s’accordent-ils à dire. Par ailleurs,  Ne pas évoquer d’autres personnes serait faire œuvre d’une offense irrémissible. Ath Yenni est aussi tamurt du regretté chanteur  Brahim Izri, Djouher Ouksel Oumhis, romancière et  Arezki Metref, journaliste, romancier et réalisateur. Il va sans dire que Ath Yenni,Paroles d’argent est le dernier opus de l’enfant de Agouni Ahemd.Un documentaire signé de main de maître et qui  met la colline d’hier et d’aujourd’hui en confrontation harmonieuse loin de tout bellicisme entre générations.  Grâce à tous ses enfants, Ath Yenni a bien inscrit son nom au Panthéon de l’érudition et de la création artistique. L’astre solaire  se prosterne vers l’Ouest. Les cimes des montagnes commencent à s’embraser. Le crépuscule est onirique… 

 Hocine Lamriben

N.B: reportage paru sur les colonnes de la Dépeche de Kabylie en Aout 2007.

 

 

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